Portrait
Je m’appelle Antonio Di Meglio, 38 ans, oncologue-chercheur à Gustave Roussy. Italien, je viens d’Ischia, une île qui reste mon coin de paradis. Après une partie de mes études aux États-Unis, je suis venu en France il y a près de dix ans pour approfondir l’oncologie mammaire et la méthodologie de la recherche. On me dit curieux, analytique et persévérant : j’aime faire parler les données du réel.
Mon rapport au cancer est d’abord professionnel, nourri par les rencontres avec les patients et les équipes de cliniciens et chercheurs. J’aime croiser les regards — biologie, médecine clinique, psychologie, sociologie, biostatistique et méthodologie— pour que les progrès se traduisent en moins de séquelles, plus de qualité de vie, et un retour à une vie “à soi”.
Dans CANTO, je participe au pilotage scientifique comme directeur médical et je mène plusieurs projets à partir des données, notamment celles rapportées par les participantes via les questionnaires de qualité de vie. Je cherche à mieux comprendre les effets tardifs (fatigue, insomnie, troubles émotionnels ou cognitifs) et à développer des modèles qui repèrent tôt les risques de dégradation afin d’orienter prévention, rééducation et suivi adapté. Ce qui me surprend toujours, c’est la variabilité des trajectoires pendant et après cancer ; ma question : peut-on anticiper dès le début les effets persistants pour personnaliser le parcours ?
J’aime aussi beaucoup transmettre cette aventure — et ma passion pour CANTO et la recherche — aux plus jeunes, en accompagnant des doctorants, des internes et de jeunes collègues.
En dehors du travail, je m’accroche à des choses qui me recentrent. La danse moderne et contemporaine en fait partie : je la pratique et je l’enseigne depuis 25 ans. J’aime aussi la comédie musicale, pour la lumière qu’elle apporte, et la cuisine, parce que préparer un plat pour quelqu’un, c’est une façon simple de prendre soin.
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